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Delomization, or the esoteric Nechung kang so, the Dalai Lama, and exilic imaginings of a Tibetan community

Journal of Linguistic Anthropology

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Abstract

["Journal of Linguistic Anthropology, Volume 36, Issue 2, August 2026. ", "\nAbstract\nI propose the concept of delomization, the process whereby a sign comes to be understood as a symbol. I term such signs delomes. With rhematization and dicentization, delomization completes the triplet that linguistic anthropologists derive from Charles Sanders Peirce's third trichotomy. The triplet serves in analyzing how social actors' reflexive understandings of signs may shape social orders and cultural worlds. Delomization serves to explain the Nechung monks' practice of the kang so (bskang gso) ritual in exile at Dharamsala, a practice integral to the ritual infrastructure underlying the institution of the Dalai Lamas. The monks routinely declare their inability to perform the ritual's requisite meditations. Yet their practice continues unimpeded. Given that the monks deem such meditation opaque to observers, I argue that the perceptible ritual performance is simply accepted as a symbol—a delome—of the requisite, imperceptible meditations. Delomization in the Nechung kang so then helps perpetuate the social role of the Nechung monk, independent of ritual adeptness. Ultimately, this delomization is imbricated in processes that yield an exilic imagining of a Tibetan community, as unified by a collective karma that is protected by the god Nechung and rhematized, dicentized, and delomized in the Dalai Lama's person.\n\nRÉSUMÉ\nJe propose le concept de délomisation, le processus par lequel un signe est réflexivement compris comme étant un symbole. Je nomme de tels signes des délomes. Avec la rhématisation et la dicentisation, la délomisation complète le triplet que les anthropologues linguistiques tirent de la troisième trichotomie de Charles Sanders Peirce. Ces trois concepts servent à analyser la manière dont les compréhensions réflexives des signes par les acteurs sociaux peuvent façonner les ordres sociaux et les mondes culturels. La délomisation permet d'expliquer la pratique du rituel du kang so (bskang gso) par les moines de Nechung en exil à Dharamsala, pratique qui est importante pour l'infrastructure rituelle qui sous‐tend l'institution des Dalaï‐Lamas. Les moines déclarent régulièrement leur incapacité à accomplir les méditations requises par le rituel. Pourtant, leur pratique se poursuit sans entrave. Étant donné que les moines considèrent ces méditations comme opaques aux observateurs, je soutiens que la performance rituelle perceptible est simplement acceptée comme un symbole — est un délome — des méditations requises et imperceptibles. La délomisation dans le kang so de Nechung contribue ainsi à perpétuer le rôle social du moine de Nechung, indépendamment de sa maîtrise rituelle. En définitive, cette délomisation s'imbrique dans des processus qui créent l'imagination en exile d'une communauté tibétaine, unifiée par un karma collectif qui est protégé par le dieu Nechung, et rhématisée, dicentisée et délomisée dans la personne du Dalaï‐Lama.\n"]