MetaTOC stay on top of your field, easily

Comparative Cantillon effects in the Canadian and Australian art markets

, ,

Canadian Journal of Economics/Revue canadienne d économique

Published online on

Abstract

["Canadian Journal of Economics/Revue canadienne d'économique, EarlyView. ", "\nAbstract\nAs far back as 1755, Richard Cantillon analyzed how changes in the money supply affected relative prices in the economy. In times of monetary infusion, prices of certain types of goods and services could be expected to rise, depending upon the initial distribution of the money and therefore initial spending. Cantillon emphasized the case of new money falling into the hands of wealthy agents, driving up spending on luxuries, such as artworks (as well as financial assets), and causing their relative prices to increase. We present new evidence on the “Cantillon effect” as a potential explanation for movements in the prices of Canadian and Australian paintings since the mid‐1970s. We econometrically analyze the relationship between time series of the money supply and art prices in each country. Both countries represent peripheral art markets dominated by domestic private and corporate collectors, and they should thus be more responsive to domestic rather than international economic and monetary conditions. For both markets, we distinguish and separately analyze different tiers of the market, separating the very top from a lower segment. We find that prices for top Canadian artists follow the money supply relatively well over the long term, with a similar but slightly weaker result for the top Australian segment; notably, Australian middlebrow prices move more in line with the Consumer Price Index. These results suggest that national art markets are not homogeneous and that segmenting them for analytical purposes may be useful. Specifically, we find stronger evidence of a Cantillon effect in the upper end of the market, while prices of lower‐prestige paintings move more in line with consumer goods prices.\n\nRésumé\nComparaison des effets Cantillon sur les marchés de l'art au Canada et en Australie. Dès 1755, Richard Cantillon analysait l'effet des variations de la masse monétaire sur les prix relatifs dans l'économie. En période d'injection monétaire, on pouvait s'attendre à ce que les prix de certains biens et services augmentent, selon la répartition initiale de la masse monétaire et donc les premières dépenses. Cantillon mettait en lumière le cas où la nouvelle monnaie tombait entre les mains d'agents fortunés, stimulant ainsi les dépenses en biens de luxe, comme les œuvres d'art et les actifs financiers, ce qui entraînait une hausse de leurs prix relatifs. Nous présentons ici de nouvelles données sur « l'effet Cantillon » comme explication possible des variations de prix des tableaux canadiens et australiens depuis le milieu des années 1970. Nous analysons économétriquement la relation entre les séries temporelles de la masse monétaire et les prix des œuvres d'art dans chaque pays. Ces deux pays représentent des marchés périphériques de l'art dominés par des collectionneurs privés et d'entreprises nationaux, ce qui les rendrait plus sensibles aux conditions économiques et monétaires internes qu'aux conditions internationales. Pour les deux marchés, nous distinguons et analysons séparément différents segments, en opposant le très haut de gamme à un segment inférieur. Nous constatons que les prix des œuvres d'artistes canadiens de premier plan suivent relativement bien l'évolution de la masse monétaire à long terme, avec un résultat semblable, mais légèrement plus faible pour le segment supérieur du marché australien. En revanche, les prix des œuvres australiennes de milieu de gamme évoluent davantage en fonction de l'indice des prix à la consommation. Ces résultats suggèrent que les marchés nationaux de l'art ne sont pas homogènes et qu'il peut être utile de les segmenter à des fins d'analyse. Plus précisément, nous observons une preuve plus marquée de l'effet Cantillon dans le segment supérieur du marché, tandis que les prix des tableaux de moindre prestige évoluent davantage comme ceux des biens de consommation.\n"]