Introducing the Canadian Accessibility and Remoteness Index (CARI+)
Canadian Geographer / Le Géographe canadien
Published online on June 19, 2026
Abstract
["Canadian Geographies / Géographies canadiennes, Volume 70, Issue 3, Autumn / automne 2026. ", "\nAbstract\nRurality and remoteness are policy‐relevant concepts for planning and evaluating equitable access to services across Canada, yet existing measures rely on categorical, urban‐centric, and coarse spatial definitions that obscure variation in accessibility across the rural‐urban continuum. The Canadian Accessibility and Remoteness Index Plus (CARI+) is a small‐area accessibility index at the dissemination‐area level. It is based on road‐network travel to stratified service centres, including population centres and 24‐hour emergency departments stratified by settlement size. Category‐specific scores are capped at 3, summed to produce an overall score, then normalized. We examined the CARI+ values against socio‐demographic indicators and compared them with the Index of Remoteness (IOR). CARI+ yields a more even population distribution than the IOR (39% vs 77% in the most accessible category) and reveals socio‐demographic gradients: material deprivation and Indigenous identity increase with remoteness, while educational attainment and immigrant representation decline. In very remote areas, CARI+ identifies 25% of Indigenous residents and 27% of the population with less than high school education, versus 78% and over 50% respectively under the IOR. The CARI+ provides a transparent, service‐specific, high‐resolution measure of accessibility that addresses key limitations of existing Canadian indices and supports nuanced analysis for health and social service planning.\nRésumé\nLa ruralité et l’éloignement sont des concepts pertinents sur le plan des politiques publiques dans l’optique de la planification et de l’évaluation d’un accès équitable aux services à travers le Canada. Pourtant, les mesures existantes s’appuient sur des définitions par catégories, centrées sur les zones urbaines et d’une définition spatiale grossière, qui masquent les variations d’accessibilité le long du continuum rural‐urbain. Le nouvel indice canadien d’accessibilité et d’éloignement (CARI+) est un indice d’accessibilité à petite échelle, au niveau des zones de diffusion. Il repose sur les déplacements par la route vers des centres de services hiérarchisés, notamment les centres de population et les services d’urgence ouverts 24 heures sur 24, classés selon la taille. Les points par catégorie sont plafonnés à 3 avant d’être additionnés pour obtenir un score global, puis normalisés. Nous avons analysé les valeurs du CARI+ par rapport aux autres indicateurs sociodémographiques et les avons comparées à l’indice d’éloignement (IR). Le CARI+ fait ressortir une répartition de la population plus homogène que l’IR (39 % contre 77 % dans la catégorie la plus accessible) et il révèle des gradients sociodémographiques. Dans les zones très éloignées, le CARI+ identifie 25 % de résidents autochtones et 27 % de la population n’ayant pas terminé leurs études secondaires, contre respectivement 78 % et plus de 50 %, selon l’IR. Au final, le CARI+ fournit une mesure d’accessibilité transparente, spécifique aux services et à haute résolution spatiale, ce qui répond aux principales limites des indices canadiens existants et permet une analyse nuancée pour la planification des services sociaux et de santé."]