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125 years of exploration and research at Gough's Cave (Somerset, UK)125 ans d'exploration et de recherches à Gough's Cave (Somerset, Royaume‐Uni)

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Journal of the Royal Anthropological Institute

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Abstract

["Journal of the Royal Anthropological Institute, EarlyView. ", "\nOur understanding of the recolonization of northwest Europe in the period leading up to the Lateglacial Interstadial relies heavily on discoveries from Gough's Cave (Somerset, UK). Gough's Cave is the richest Late Upper Palaeolithic site in the British Isles, yielding an exceptional array of human remains, stone and organic artefacts, and butchered faunal remains. A particularly intriguing aspect of the human remains is the evidence of butchery, including intensive removal of soft tissue, fracturing of long bones to extract marrow, and chewing and consumption of spongy bone. Additionally, human skulls were modified into skull cups, and a radius shaft was engraved, suggesting cannibalism was ritualistic in nature. Following this brief but intense Late Upper Palaeolithic activity, the site appears to have been largely abandoned by later prehistoric peoples, making the discovery of an almost complete skeleton of a Mesolithic man puzzling. Although it remains unclear whether he was intentionally buried or if he died there, ancient DNA (aDNA) shows that he had a Western European hunter‐gatherer origin, distinct from both earlier Magdalenian individuals found at the site and later Neolithic colonists. This article presents a review of the history of exploration and research conducted at Gough's Cave over the past 125 years.\n\nRésumé\nLes découvertes faites à Gough's Cave (Somerset, Royaume‐Uni) ont largement contribué à notre compréhension de la recolonisation du nord‐ouest de l'Europe au cours de la période qui a précédé le Tardiglaciaire. Cette grotte est le site du Paléolithique supérieur tardif le plus riche des îles Britanniques et a livrée un assortiment exceptionnel de vestiges humains, d'artefacts lithiques et organiques et de restes d'animaux découpés pour la consommation. Les vestiges humains ont pour particularité singulièrement intrigante de montrer des traces de découpe, notamment d'enlèvement étendu des parties molles, de fracture des os longs en vue d'en extraire la moelle, de mastication et de consommation d'os spongieux. On a retrouvé, en outre, des crânes humains transformés en coupes et une diaphyse radiale gravée, qui suggèrent que le cannibalisme revêtait un caractère rituel. Après cette activité brève mais intense au Paléolithique supérieur tardif, il semble que le site ait été largement abandonné par les populations préhistoriques postérieures. On ne peut donc que s’étonner d'y avoir découvert le squelette presque complet d'un homme du Mésolithique, dont on ne sait pas bien s'il a été enterré intentionnellement à cet endroit ou s'il y est mort. L'ADNa de cet homme montre qu'il descendait de chasseurs‐cueilleurs d'Europe occidentale, distincts à la fois des Magdaléniens antérieurs dont les restes ont été retrouvés sur le site et des colons ultérieurs du Néolithique. Le présent article retrace l'histoire de l'exploration et des recherches menées à Gough's Cave au cours des 125 dernières années.\n"]