Autopsy, deathways, and intercultural healthcare in the southern Peruvian AndesAutopsie, pratiques mortuaires et soins de santé interculturels dans le sud des Andes péruviennes
Journal of the Royal Anthropological Institute
Published online on May 20, 2026
Abstract
["Journal of the Royal Anthropological Institute, Volume 32, Issue 2, Page 456-473, June 2026. ", "\nWhile death remains a popular topic for anthropology, relatively few ethnographic accounts consider the modern bureaucratic processes accompanying it. One such process is public health autopsy, which scholars have largely taken for granted. Existing analysis has regarded it as a form of ‘cultural brokering’ and autopsy reluctance in communities is seen, within both medical and cultural models, as a matter of ontological difference between incommensurable scientific and spiritual cosmologies. This article presents an ethnographic case study of the disagreement between a biomedical practitioner and the bereaved family on the death of a teenager who died of an unknown illness. The family's wish to hold a wake, as is customary in the rural Peruvian Andes, clashed with the doctor's mandate to determine the cause of death through autopsy. However, the details of the disagreement and the wider context of the deceased's health‐seeking itinerary suggest that ontological contradictions alone do not adequately explain the disagreement, but must be considered alongside the social relations in which these actors were embedded. Administrative state processes of certification, often overlooked by the anthropology of death in favour of more striking responses and rituals, are shown to be analytically vital to how communities negotiate mourning and grieving.\n\nRésumé\nBien que la mort reste un sujet fréquemment abordé en anthropologie, les récits ethnographiques consacrés aux processus bureaucratiques qui l'entourent dans le monde moderne sont relativement rares. L'un de ces processus est l'autopsie médicale, dont les chercheurs tiennent généralement l'acceptation pour acquise. Les études existantes l'ont analysée comme une forme de « négociation culturelle » et les modèles médicaux et culturels voient dans la réticence des communautés à l'autopsie un problème lié à une différence ontologique entre des cosmologies scientifiques et spirituelles incommensurables. L'article expose une étude de cas ethnographique d'un désaccord entre un praticien médical et une famille endeuillée, à la suite du décès d'une adolescente d'une maladie inconnue. Le souhait de la famille de tenir une veillée funèbre, selon la coutume dans les régions rurales des Andes péruviennes, s'est heurté au mandat du médecin chargé de déterminer la cause du décès par l'autopsie. Toutefois, tant les détails de ce différend que le contexte de l'itinéraire médical de la défunte suggèrent que les contradictions ontologiques ne suffisent pas à expliquer le désaccord, et qu'il faut aussi considérer les relations sociales dans lesquelles s'inscrivent ces acteurs. L'article montre que les processus administratifs de certification, souvent négligés par l'anthropologie de la mort au bénéfice de réponses et de rituels plus marquants, doivent absolument être pris en compte lorsqu'on analyse la façon dont les communautés négocient la perte et le deuil.\n"]