MetaTOC stay on top of your field, easily

Dwelling in a post‐fallout landscape: re‐shaping and sustaining life in a former evacuation zone in FukushimaHabiter après la catastrophe : redonner forme au monde et entretenir la vie dans une ancienne zone évacuée à Fukushima

Journal of the Royal Anthropological Institute

Published online on

Abstract

["Journal of the Royal Anthropological Institute, Volume 32, Issue 2, Page 434-455, June 2026. ", "\nThis article explores the activities of daily life in a village neighbouring the TEPCO nuclear power plant in Fukushima. It argues that one of the potentials of taking a dwelling perspective – a phenomenological approach to living within the ecological and social environments – emerges most compellingly within a polluted landscape. The 2011 nuclear accident abruptly recast residents’ daily routines in the village, historically tied to the surrounding environment, into sites of potential radiation exposure. Despite this, residents have resumed practices of growing vegetables and gathering wild edibles for self‐consumption, reshaping their relationships with the landscape. The perception of toxicity visualized through radiation‐measuring techno‐scientific devices is interwoven with sensory experiences, everyday knowledge of foodstuff, local habitats, and socio‐natural geography, forming a vernacular knowledge for living in the now‐altered environment. People also repurpose materials, including post‐disaster waste, to work on their habitation spaces. Pollution disrupts the notion of the frictionless circuit between body and environment, undermining the secured sense of being‐in‐the‐world. The dwelling perspective highlights these frictions and disruptions, and people's various responses to them through daily, routine practices. This reveals how the power structure underlying the uneven distribution of pollution impacts the everyday physical sphere and how people react within it.\n\nRésumé\nLe présent article examine les activités de la vie quotidienne dans un village voisin de la centrale nucléaire TEPCO de Fukushima. Pour son autrice, c'est dans un paysage pollué qu'apparaît de façon particulièrement convaincante l'un des intérêts potentiels d'adopter le point de vue de l'habitat (une approche phénoménologique de la vie au sein des environnements écologiques et sociaux). L'accident nucléaire de 2011 a brutalement remodelé les routines quotidiennes des habitants de ce village, historiquement liées à l'environnement qui les entoure, les transformant en sources potentielles d'exposition à la radioactivité. En dépit de cela, les habitants se sont remis à cultiver des légumes et à récolter des plantes sauvages comestibles pour leur consommation personnelle, redonnant forme à leur relation avec le paysage. La perception de la toxicité, visualisée par les dispositifs techniques et scientifiques qui mesurent les radiations, s'entremêle avec les expériences sensorielles, la connaissance quotidienne des denrées alimentaires, les habitats locaux et la géographie socionaturelle, pour former un corpus de connaissances vernaculaires qui permettent de vivre dans cet environnement désormais altéré. Les habitants réutilisent aussi des matériaux, y compris les décombres laissés par la catastrophe, pour aménager leurs espaces d'habitation. La contamination bat en brèche l'idée d'un circuit bien ordonné entre le corps et l'environnement, compromettant le sentiment d’être au monde en sécurité. En adoptant le point de vue de l'habitat, l'article met en évidence ces frictions et ruptures, ainsi que les différentes réponses que les habitants y apportent par leurs pratiques et leurs habitudes quotidiennes. Il révèle comment la structure de pouvoir qui sous‐tend la distribution inégale de la contamination affecte la sphère physique chaque jour, et la façon dont la population réagit en son sein.\n"]